Allocution du Baron Daniel Janssen
Président du Conseil d'Administration
"Solvay: une entreprise active, confiante dans son avenir"
Slide 0
Mesdames et Messieurs,
Je vous souhaite à toutes et à tous la bienvenue à cette Assemblée Générale. Votre présence nombreuse est un signe encourageant de confiance et d'intérêt de votre part pour notre Groupe.
Le monde en 2003, et début 2004
Le monde, en 2003 et en cette première moitié de 2004, reste suspendu aux événements qui trouvent leur origine au Moyen-Orient, mais dont le théâtre est mondial.
La chute du régime de Bagdad et l’arrestation du dictateur déchu le 13 décembre 2003 n’ont pas réussi à ramener la stabilité dans le pays ni à éradiquer le terrorisme qui continue à perpétrer des attentats, tels ceux de Madrid, le 11 mars 2004, et j’ajouterais maintenant du 1er et du 30 mai en Arabie Saoudite.
Slide 1
Tout ceci, malheureusement est synonyme de grandes souffrances humaines, d’inquiétudes et de dérèglements qui ont eu des effets sur les comportements et par rebond sur l’économie mondiale.
En 2003, le pétrole, les énergies en général, ont vu leurs coûts se renchérir tout au long de l’année et encore plus en ce début de 2004. Par ailleurs, l’euro s’est renforcé vis-à-vis du Dollar et des monnaies qui y sont liées, passant de 0,9453 USD en moyenne 2002 à 1,1306 USD en moyenne 2003. Comme M. Michielsen aura l’occasion de vous l’expliquer au cours de cette Assemblée Générale, ces deux derniers facteurs ont fortement marqué de leur empreinte nos résultats 2003.
Examinons tout d’abord la situation sur les trois continents où nous sommes implantés.
Slide 2
L'Europe qui patine
Tout d’abord l’Europe, où nous réalisons les deux tiers de nos affaires. Depuis le 1er mai, 10 pays de l’Est Européen ont rejoint l’Union Européenne : nous sommes maintenant 25 pays et 450 millions d’habitants.
Tous les ingrédients du succès semblent être réunis : une très riche histoire, culturelle, scientifique et technique, une stabilité politique et la paix depuis maintenant plus d’un demi siècle, une monnaie unique, et une ambition de réussir ensemble et démocratiquement. 2004 pourrait être une année enthousiasmante : les 25 pays, une nouvelle Commission Européenne, un nouveau Parlement, une nouvelle Constitution.
Au contraire, l’Europe patine : elle est engoncée dans sa complexité, sa lenteur, ses réglementations qui stérilisent ses efforts. Notre Union Européenne parviendra-t-elle à se ressaisir en 2004 ? C’est indispensable et travaillons-y. L’Europe a également besoin d’une bonne politique industrielle. Toutes les organisations professionnelles ne cessent de le répéter. Seront-nous écoutés un jour ?
Les Amériques qui reprennent leur souffle
Les Amériques où sont réalisées 30% de nos affaires, reprennent leur souffle.
L’écart de performances entre le Vieux Continent et les Etats-Unis se confirme. Une fois de plus ces derniers font la course en tête, loin devant l’Europe.
Slide 3
La politique monétaire très souple, avec des taux d’intérêts historiquement bas est à l’origine de cette forte reprise. La confiance des consommateurs semble être retrouvée, avec un redémarrage économique réel. Celui-ci profite également, par effet d’entraînement à l’Amérique latine, Brésil et Argentine.
Pour Solvay, les Etats-Unis restent le premier marché pour les produits pharmaceutiques et nos ventes y ont effectivement progressé de 15% en monnaie locale. Les récents accords conclus en Pharmacie, avec Wyeth en particulier, concrétisent notre volonté d’y accroître très significativement notre présence.
L’Asie, qui « explose » économiquement.
L’Asie est dans un état de surchauffe économique. Bien sûr, il y a la Chine dont tout le monde parle à juste titre et qui confirme une formidable croissance, supérieure à 8%. Ce dynamisme remarquable attire et surpaie toutes les ressources mondiales disponibles, financières, énergétiques, de transports, de matières premières. Le gouvernement chinois, une fois de plus lucide et efficace en matière économique, cherche à refroidir la surchauffe économique excessive, par un « soft landing » plutôt qu’un « hard landing ». La Chine par ailleurs entraîne dans son sillage l’ensemble du Sud Est Asiatique, mais aussi les cours des matières premières et des frets du monde entier.
Solvay est présent commercialement dans nombre de ces pays asiatiques, mais pour une part encore trop faible de son activité, 7%, et notre implantation industrielle, quoique performante, y est limitée.
C’est pourquoi nous accordons une grande importance à l’accord qui vient d’être conclu avec Sinopec, dans le domaine du carbonate, en Chine.
2003 a été une année de contrastes, au cours de laquelle les trois continents industriels ont connu des fortunes très différentes, mais sur lesquels fort heureusement nous sommes présents et où nous menons des actions différenciées, les mieux adaptées aux situations locales.
Voilà, rapidement brossé, le tableau macroéconomique tel que nous le percevons.
Une entreprise active, confiante dans son avenir.
Face à cette économie mondiale en redressement, notre Groupe a pu, avec son système de valeurs solide, sa vision réaliste, sa stratégie efficace, sa capacité à anticiper, répondre aux attentes de tous les partenaires et ce, grâce au soutien permanent et fidèle d’actionnaires stables, qui privilégient la croissance à long terme.
Nous avons toute confiance en notre capacité à relever avec succès les défis de demain.
En avons-nous les moyens ? Oui, grâce à notre développement scientifique et technique. Notre recherche pharmaceutique, avec son pipeline bien garni et bien équilibré fait de Solvay une entreprise attractive, ce qui nous permet de conclure dans les meilleures conditions des accords avec les plus grands (comme nous venons de le faire avec Wyeth et Bristol-Myers Squibb). Il en va de même pour nos technologies, dans les domaines des polymères spéciaux, du carbonate, des peroxydés ou des systèmes à carburant pour lesquelles notre leadership est incontestable.
Performance financière du groupe Solvay
Je vous rappelle nos objectifs financiers.
Slide 4
Nos objectifs sont ambitieux, mais nous y croyons, et, année après année, nous nous en approchons, en gardant le cap, même avec la conjoncture difficile de 2003. Tout d’abord, nous visons une croissance moyenne annuelle de notre résultat net d’au moins 10 %.
Sur les dix dernières années, nous parvenons à 9%, ce qui est une bonne performance.
Slide 5
Ensuite, nous visons un ROE (return on equity) de 15%. En 2003, le ROE s’établit à 12.3 %, en bonne évolution vers cet objectif.
Le comportement de l'action Solvay et son return:
Depuis un an, l’action Solvay a évolué dans un marché boursier contrasté. Le début 2003 a été marqué par un affaiblissement général des bourses, conséquence de l’inquiétude de l’invasion américaine de l’Irak le 20 mars 2003. Après une reprise relative au 2ème trimestre, puis à nouveau un affaiblissement général au 3ème trimestre, ce n’est qu’à la fin de l’année 2003 que le cours s’est progressivement redressé. Fin 2003, il atteignait un niveau comparable à celui du début de l’année, pour poursuivre sa progression début 2004.
Slide 6
Sur les deux dernières années, l’action Solvay continue à mieux se comporter que les indices de référence MSCI Chemicals et Pharmaceuticals.
La bonne performance de l’action, sur le long terme, résulte de la stratégie que nous mettons en œuvre et de la confiance générée par les développements du Secteur Pharmaceutique et de nos Spécialités, par la compétitivité de nos Essentiels et par le renforcement de notre leadership dans toutes nos activités.
Slide 7
En 2003, le rendement de l’action, cumulant le rendement du dividende (2,7 %) et l’accroissement du cours de l’action (4,6 %), s’établit à 7,3 %.
Au cours des dix dernières années, de 1994 à 2003, l'action Solvay a dégagé un return moyen de 9 % par an.
Slide 8
Quant à notre dividende, compte tenu de notre politique en la matière - l’augmenter chaque fois que possible et, si possible, ne jamais le diminuer- et des résultats 2003, le Conseil d'Administration vous propose de le maintenir à 1.80 EUR net par action.
Corporate Governance et renouvellements de mandat Conseil d’Administration
Nos règles en matière de Corporate Governance sont rappelées dans notre rapport annuel. Elles assurent la transparence de notre fonctionnement et l'indépendance de notre Conseil d'Administration, en même temps que sa compétence.
Depuis 2001, nous avons décidé d'étendre cette transparence à la politique de rémunération appliquée collectivement aux membres du Conseil d'Administration d’une part et du Comité exécutif d’autre part.
Cette assemblée voit l’arrivée à échéance des mandats à notre Conseil d’Administration de MM René Degrève, Jürgen Ernst, Jean van Zeebroeck, ainsi que du mien, qui seront proposés pour un renouvellement.
Dans un monde en changement rapide, dans deux industries en pleine restructuration - chimique et pharmaceutique –, vous devez savoir que votre Conseil d’Administration aussi bien que votre excellent Comité exécutif, travaillent intensément aux choix stratégiques et aux projets d’avenir. Les périodes de grands changements présentent sans doute des risques mais surtout des opportunités.
Slide 9
Pour terminer, au nom du Conseil d'Administration, je remercie tous nos collaborateurs du groupe Solvay, qui concrétisent tant de changements importants en un temps relativement court.
Je vous remercie de votre attention et cède maintenant la parole à Monsieur Michielsen, dont je me plais à souligner les qualités de vision stratégique aussi bien que d’efficacité journalière.
oOOo
Allocution de Mr. Aloïs Michielsen
Président du Comité Exécutif
VOIR L’AVENIR AVEC CONFIANCE
Slide 0
1. INTRODUCTION
Mesdames, Messieurs,
Je tiens à vous remercier à mon tour pour votre présence à notre Assemblée Générale qui, une fois de plus, me permettra de vous exposer notre situation et d'avoir un dialogue constructif avec vous sur le présent et l’avenir de notre Groupe.
L'année 2003 : une année difficile
C’est un fait que les actes de violence et les incertitudes en 2003 se sont traduits par la volatilité de nombreux éléments vitaux pour l’économie : c’est vrai pour le taux de change EUR /USD ainsi que pour les devises qui y sont liées, en particulier le Yuan chinois (CNY), c’est vrai pour les cours du pétrole, du gaz ou du coke, matières premières importantes pour les activités du Groupe. Par ailleurs la différence de vitalité économique entre l’Europe et les Etats-Unis ne cesse de se creuser en défaveur de l’Europe, où la croissance a été pratiquement nulle et où, vous le savez, nous faisons encore la plus grande partie de nos affaires.
Dans ce contexte difficile, notre Groupe a bien résisté, en limitant le recul de ses résultats à 13 %, par rapport au niveau record de 2002.
Examinons ensemble les chiffres clés de l’année 2003, qui sont soumis à votre approbation.
2. LES RESULTATS 2003
Slide 1
Le chiffre d’affaires de l’année 2003 a atteint 7,56 milliards d’EUR. La baisse de 5% par rapport à 2002 s’explique principalement par l’effet négatif d’un Euro très fort et par le manque de croissance en Europe. A taux de change constant, notre chiffre d’affaires aurait augmenté.
Voyons la marge brute. Elle recule en moyenne, dans une proportion un peu supérieure à celle du chiffre d’affaires. Sous la pression de l’augmentation du prix du gaz aux USA, certains prix de revient ont augmenté, sans que ces hausses aient pu être répercutées dans les prix de vente.
Il en va de même de l’augmentation significative des coûts des pensions, des primes d’assurances et des frais de transport. C’est ce qui explique que le REBIT de 673 millions d’EUR – résultat avant éléments non récurrents, charges financières et impôts- est en baisse de 20%. Malgré ces contraintes, le ratio REBIT / Chiffre d’affaires, se maintient à un niveau de presque 9 %.
Le cash flow s’établit à 859 millions d’EUR en recul de 18% par rapport à 2002. Il a permis, grâce à une sélection rigoureuse des dépenses d’investissement, d’honorer tous les engagements du Groupe et même d’améliorer, comme nous le verrons, sa situation financière déjà très saine.
Enfin, grâce à une diminution ponctuelle du taux de taxation, le résultat courant net s’élève à 430 millions d’EUR, en ne concédant qu’un recul limité à 13%, par rapport à celui record de 2002.
Je voudrais en profiter pour remercier encore tous les collaborateurs du Groupe qui ont, dans un contexte difficile, donné le meilleur d’eux-mêmes pour obtenir ce résultat que je qualifierais de très honorable.
3. ELEMENTS BILANTAIRES
Slide 2
Le compte de résultats s’accompagne d’un bilan très encourageant :
l’endettement net du Groupe a été réduit, entre 2002 et 2003 de quelques 198 millions d’EUR. Il s’élève à 1.120 millions d’EUR.
les fonds propres consolidés ont diminué de 32 millions d’EUR entre 2002 et 2003, en raison essentiellement de l’impact des variations des changes.
le ratio d’endettement net sur fonds propres s’élève en fin d’année 2003 à 32%, en baisse par rapport aux 37 % de l’année 2002.
de son côté, le ROE s’affiche à 12,3 %, à comparer aux 13.9% de 2002. Vu le contexte, c’est une bonne performance qui reste en ligne avec notre objectif de 15%.
EMTN
Compte tenu des bons ratings conférés par les agences spécialisées, le groupe Solvay a pu lever, en 2003 et à des taux historiquement bas, 800 millions d’EUR dans le cadre du programme European Medium Term Notes (EMTN).
Pour compléter ces éléments chiffrés, sans entrer dans les détails qui figurent dans notre rapport annuel, je vous propose un bref commentaire ponctuel pour chacun de nos quatre Secteurs.
4. LE SECTEUR CHIMIQUE : importance de la Chine
Slide 3
Dans le Secteur Chimique le maintien de nos parts de marché et de nos volumes, dans un contexte d’EUR fort et de surcapacité, a tiré nos résultats vers le bas en 2003, de 25%.
Le carbonate, en particulier, a subi de plein fouet l’augmentation des prix de l’énergie, les importations américaines en Europe et les exportations chinoises sur les marchés asiatiques alimentés jusqu’à présent par d’autres sources.
La Chine est devenue le premier consommateur et le premier producteur mondial de carbonate de soude… De ce fait, je voudrais souligner l’importance de l’accord que nous venons de signer avec SINOPEC, partenaire solide coté sur les marchés financiers internationaux, accord aux termes duquel Solvay prendrait une participation dans une soudière performante et moderne en Chine.
Dans le Secteur Chimique, soulignons encore la bonne marche de l’H2O2, une année difficile en NaOH à cause de la baisse des prix et un recul des ventes de gaz fluorés à cause du démarrage tardif d’une nouvelle unité de production à Tavaux.
5. SECTEUR PLASTIQUES : les Polymères Spéciaux
Slide 4
Les résultats du Secteur Plastiques reculent suite à une mauvaise année de la chaîne vinylique en Europe – en redressement néanmoins depuis quelques mois.
Par ailleurs, les Polymères Spéciaux, qui s’adressent aux marchés de la haute technologie ont subi la morosité de certains secteurs clés, tels que l’automobile, l’aéronautique ou la microélectronique. Ces marchés aussi connaissent une reprise depuis la fin de l’année 2003, qui se confirme début 2004. Les Polymères Spéciaux sont un contributeur majeur aux résultats du Groupe et un facteur de stabilité et d’innovation.
En effet leur cyclicité se marque uniquement sur les volumes, contrairement aux Essentiels où volumes et prix suivent en même temps, les mêmes évolutions.
C’est également une activité à source d’innovation importante : aujourd’hui de très nombreuses nouvelles applications de nos Polymères Spéciaux sont à l’étude.
6. SECTEUR TRANSFORMATION : Innovation et Compétitivité en systèmes à carburant
Slide 5
Inergy Automotive Systems, premier producteur mondial de systèmes à carburant, a fabriqué l’an passé 11,8 M unités dans 28 usines. Notre JV a vu ses parts de marché augmenter grâce à de nouvelles plates-formes au Japon et de nouveaux modèles, aux USA en particulier.
C’est grâce à une innovation permanente qu’Inergy a pu, en 2003, renforcer son leadership. A ce propos, je voudrais citer ici le système PZEV (Partial Zero Emission Vehicle), système actuellement le plus performant au monde, qui a fait l’objet de contrats importants avec des constructeurs américains et japonais.
Par ailleurs, Pipelife, dans le domaine des tuyaux et les Feuilles industrielles ont enregistré des résultats 2003 inférieurs à ceux de 2002 ; mais leurs positions de marchés se sont renforcées et ce début d’année marque un net redressement.
7. LE SECTEUR PHARMACEUTIQUE : une recherche dynamique
Slide 6
Le chiffre d’affaires du Secteur Pharmaceutique a baissé de 2 % alors qu’il aurait été en hausse de 6% à taux de change constant. Nous avons enregistré une croissance de 15% de nos ventes aux USA, en USD ; malgré une baisse du chiffre d’affaires d’Estratest de 24%. Nos discussions avec la FDA se poursuivent constructivement en ce qui concerne son statut. Lors de nos communiqués de presse, nous vous avons parlé d’actions juridiques en cours dans le domaine HRT aux Etats-Unis. A ce stade, les litiges « suivent un cours favorable ».
Par ailleurs, il est établi que les traitements hormonaux de durée limitée présentent un rapport bénéfices/risques favorable, pour des patientes qui souffrent des effets de la ménopause. Ce marché devrait donc revenir progressivement à la croissance.
Le REBIT a atteint 243 millions d’EUR, soit un recul de 8% par rapport à 2003. A taux constant, il augmente de 2%.
Notre « pipe recherche Pharma » où nous avons maintenant une trentaine de molécules en développement, est également très prometteur pour l’avenir à plus long terme.
En 2003 et début 2004 des résultats concrets ont été obtenus grâce à notre R & D et à nos actions de marketing. Je voudrais citer le récent accord de co-développement et de co-marketing avec Wyeth Pharmaceuticals de médicaments psychiatriques, dont le bifeprunox, molécule issue de notre Recherche. La conclusion de cet accord nous permet d’annoncer aujourd’hui des « peak sales » pour ce composant, supérieures à 1 milliard de USD ; cet accord permettra aussi d’accélérer dès 2004 le développement de cette molécule.
Citons également le dépôt du dossier d’enregistrement du cilansetron en UK qui sera suivi par les USA, l’extension territoriale de l’application d’Androgel ® aux Pays de l’ Est, à l’Afrique du Sud et à l’Italie, les accords tout récemment conclus avec Bristol Myers Squibb , pour le co-développement et le co-marketing d’une molécule contre l’obésité et « last but not least » l’enregistrement de l’Estrogel® aux USA. Autant de raisons de voir notre avenir avec confiance.
8. NOTRE STRATEGIE DE CROISSANCE
Slide 7
A quoi sont dus ces résultats ?
A la mise en oeuvre, jour après jour, avec détermination, de notre stratégie de croissance.
Articulée sur deux axes, le Leadership d’une part, le développement plus rapide en Pharmacie et en Spécialités d’autre part, notre stratégie de croissance a démontré son efficacité aussi bien dans les années économiquement favorables comme 2002 que dans les années plus difficiles. En 2003, elle a prouvé sa robustesse. Elle a généré des profits et permis d’encore mieux asseoir notre solidité financière, alors qu’au sein de la profession, nombre de confrères affichent des performances faibles ou même sont à la vente. Aujourd’hui, certainement 30 Milliards d' EUR d’actifs chimiques cherchent des acquéreurs ou changent de main.
Les deux axes de croissance reposent sur deux piliers : COMPETITIVITE ET INNOVATION
Slide 8
La Compétitivité, constitue un premier pilier de notre stratégie.
A ce sujet, trois éléments méritent d’être soulignés :
le Comité exécutif a décidé que les différentes entités du Groupe mettraient à l’étude des propositions qui permettront, d’ici trois ans, de réduire leurs principaux frais de fonctionnement de 20%,
nous poursuivons nos restructurations, qu’il s’agisse de rationalisations, de cessions, d’acquisitions ou de partenariats,
nous avons mis en place une gestion du risque de change plus dynamique et couvrant le moyen terme, à la fois pour les transactions et pour les conversions de devises.
Ce train de mesures qui s’imposent est le reflet d’un management qui anticipe, ainsi que de notre ambition pour l’industrie en général et pour notre Groupe en particulier : nous voulons que l’industrie chimique européenne subsiste et nous voulons en faire partie, en bonne place.
Slide 9
L’innovation constitue un autre pilier de notre stratégie, elle est vitale pour notre Groupe et nous avons lancé fin 2003 nos défis Innovation pour les trois années à venir :
1/5 (20%) de notre chiffre d’affaires devra être réalisé avec des produits, marchés, applications créés durant les cinq dernières années
1/2 (50%) un projet innovant sur deux devra être réalisé en interagissant avec le monde extérieur au Groupe. Clients, Universités, Autorités publiques sont des exemples
1/1 (100%) Toutes les entités du groupe devraient être engagées dans au moins un projet innovant officiellement reconnu.
Ceci ne fera que renforcer la démarche initiée voici 7 ans et qui porte ses fruits. Le troisième « Innovation trophy » qui s’est déroulé en 2003 a reconnu et couronné des projets importants pour notre Groupe. Le procédé Peroxyde d’hydrogène à haut rendement, les systèmes à carburant super étanches (Projet PZEV), le nouveau polymère spécial UDEL, destiné à la fabrication des membranes en sont quelques exemples marquants, et il y en a beaucoup d’autres. En Pharmaceuticals, les avancées réalisées en 2003 l’ont été avec des molécules issues de notre propre Recherche. Autant de bonnes raisons de voir l’avenir avec confiance.
9. L’ACCELERATION DU CHANGEMENT
Une des caractéristiques de ces dernières années est indéniablement l’accélération des changements qui s’opèrent dans notre environnement industriel et marché.
C’est dans ce cadre que s’inscrit l’évolution récente de notre organisation.
Slide 10
Le Groupe vient de procéder à deux remaniements importants de son organisation.
Dans le domaine Pharmaceutique, tout d’abord, les détentions des entités pharmaceutiques du Groupe seront regroupées dans une société Solvay Pharmaceuticals qui sera détenue par Solvay.
Son CEO (Chief executive officer) sera M. J. Ernst, Administrateur, membre du Comité exécutif de Solvay, en charge du Secteur Pharmaceutique jusqu’ à fin décembre 2004. Ensuite ce sera M. W Cautreels, actuellement patron R&D Pharma, qui lui succédera en tant que CEO et membre du Comité exécutif.
C’est une opération très positive sous différents aspects qui conférera à notre Secteur Pharmaceutique:
une simplification de son organisation et de ses grands processus, pour une compétitivité accrue,
plus d’autonomie qui lui permettra de prendre de meilleures décisions quant à son développement futur, tant en interne par la gestion du pipeline de Recherche, qu’en externe par des acquisitions ou autres types d’accords, pour accélérer la croissance,
un meilleur alignement de structures légales (détentions) et opérationnelles (management), se traduisant par des chemins décisionnels et opérationnels plus courts, plus efficaces et donc moins onéreux.
Slide 11
Par ailleurs, la réunion des actuels Secteurs Plastiques et Transformation, pour former au 1er juin 2004 un seul nouveau Secteur Plastiques est également une opération de management positive ; elle donnera à notre Groupe :
une compacité, plus de compétitivité et plus d’efficacité, en participant à l’effort de réduction des frais de fonctionnement,
une logique industrielle articulée d’une part autour de la chaîne vinylique comprenant le PVC, les Compounds de PVC, une partie importante des tubes et raccords de Pipelife, les feuilles industrielles, d’autre part les Spécialités en Plastiques Spéciaux et en Systèmes à carburant,
encore plus d’innovation par la mise en commun d’expertises exercées dans des environnements différents et complémentaires
Je voudrais maintenant remercier Henri Lefèbvre, membre du Comité exécutif, en charge du Secteur Plastiques jusqu’ à fin mai et qui a considérablement contribué à l’évolution de ce Secteur vers plus de spécialités, au travers notamment des acquisitions et intégrations réussies des Polymères Spéciaux de BP et de Ausimont.
Le nouveau Secteur Plastiques est dirigé, à compter du 1er juin 2004, par J. van Rijckevorsel, membre du Comité exécutif, actuellement en charge du Secteur Transformation et sponsor de la démarche Innovation pour le Groupe.
Slide 12
Qu’en advient-il du Secteur Chimie, berceau du Groupe, me direz-vous ? Comme vous l’avez découvert dans notre rapport annuel, la prise en compte des trois grands pôles qui le composent permettra d’encore mieux nous concentrer sur les trois métiers de la chimie qui constituent notre savoir-faire :
le pôle « minéraux » englobant le carbonate et dérivés, les carbonates de Baryum /Strontium et les Advanced Functional Mineral, en particulier le carbonate de calcium
le pôle des « Halogènes » c'est-à-dire de l’ Electrochimie et des gaz fluorés
le pôle « Oxygène » incluant le peroxyde d’hydrogène, la détergence et les caprolactones
10. EQUILIBRE ENTRE LES TROIS SECTEURS
Slide 13
Ainsi réorganisé notre Groupe confirme sa vocation hybride, Chimique et Pharmaceutique, actif dans trois Secteurs, qui contribuent d’une manière équilibrée à ses résultats : ils leur apportent chacun environ 1/3 du résultat. Cet équilibre nous donne confiance dans la stabilité du Groupe et de ses performances à venir.
Ainsi réorganisé notre Groupe continuera à veiller à ses engagements, en particulier à ceux de progrès constants en matière de santé, sécurité et d’environnement.
Ceux-ci sont formalisés dans notre programme « Responsible Care » qui constitue une des bases de notre réponse à la nécessité d’un développement plus durable, qui concilie le développement socio-économique et le caractère soutenable à long terme de nos activités.
11. enfin, le Groupe poursuit sa croissance géographique :
en Asie, où nous travaillons sur plusieurs projets, dont un investissement important en Carbonate de soude en Chine ;
dans les pays de l’Europe Centrale et de l’Est dont plusieurs ont maintenant rejoint la Communauté Européenne et où nous sommes déjà bien implantés comme le montre ce slide indiquant la liste impressionnante des sociétés à travers lesquelles nous sommes présents
Slide 14
12. RECHERCHE ET DEVELOPPEMENT ET INVESTISSEMENTS
Slide 15
En 2003, les investissements se sont élevés à 555 millions d’ EUR. Les projets d’investissement des différents Secteurs ont fait l’objet d’une sélection très rigoureuse. Les dépenses de R&D ont atteint 404 millions d’EUR, dont 284 millions, soit 70% du total, pour le seul Secteur Pharmaceutique.
Pour 2004, les budgets d’investissement et de R&D s’établissent respectivement à 620 millions et 466 millions d’EUR. La part du Secteur Pharmaceutique représentera alors 72% des dépenses R&D du Groupe, soit 335 millions d’EUR, en forte augmentation par rapport à l’année dernière. Ces dépenses supplémentaires sont requises pour assurer le développement des molécules de notre portefeuille.
13. PERSPECTIVES
Slide 16
Parler des perspectives est toujours un exercice périlleux, c’était vrai en 2003, ça l’est encore en 2004.
La situation géopolitique reste perturbée et une partie des incertitudes qui prévalaient en 2003 sont malheureusement de mise.
Tout reste très volatil : cours de l’EUR par rapport au USD et prix du pétrole, dont les niveaux historiques atteints récemment, ne sont pas positifs pour la restauration de la confiance.
En outre, il n’est pas exclu que nous devions faire face, au cours des prochains mois, aux conséquences d’une « bulle chinoise ».
Quelle sera la résultante de ces différents éléments ? Au total, nous ne verrons qu’une croissance modérée en Europe. Aux USA, Mercosul et Asie – par contre – les affaires sont très soutenues.
Slide 17
Nos résultats des premiers mois de 2004 ont montré une amélioration progressive dans beaucoup d’activités, en particulier dans les vinyliques et surtout dans les polymères spéciaux. Dans le Secteur Chimique, même si la situation s’améliore également au fil des mois, les prix de vente et le niveau des coûts énergétiques du second semestre seront déterminants. Les mesures de restructuration s’y poursuivent.
Le Secteur Pharmaceutique, quant à lui, entre dans une période de transition en attendant le lancement très prometteur de ses nouveaux produits. Il continue de subir des pressions importantes sur ses marchés, en particulier en Europe. Cependant, les résultats de ce Secteur bénéficient de l’impact financier majeur de l’accord conclu avec Wyeth, et plus récemment, de celui conclu avec Bristol Myers Squibb.
« Qu’en sera-t-il alors de 2004 ?
Nous prévoyons aujourd’hui que les résultats de l’ensemble de l’année, devraient s’inscrire en ligne positive par rapport aux résultats de 2003.
14. REMERCIEMENTS
Slide 18
Mesdames, Messieurs, je m'en voudrais de terminer sans vous remercier, vous en tant qu'actionnaires pour la confiance et vous, Mesdames et Messieurs de la Presse, pour l’intérêt que vous portez à notre société.
Une société qui a profondément changé ces dernières années et qui, comme vous le voyez, est solidement préparée pour faire face, avec confiance, à l’avenir. Notre stratégie, déployée avec détermination, s’est avérée pertinente et robuste, comme en témoignent les résultats.
La confiance que nous avons pour l’avenir, même dans un monde perturbé et en ralentissement économique, est le fruit de plusieurs choses : une vision réaliste, un ensemble de valeurs solides, notre volonté de faire vivre l'Innovation et la Compétitivité comme "leitmotiv" de notre stratégie; j’y ajouterai le socle imposant et précieux des compétences multiples acquises par le Groupe depuis sa fondation, dans tous les domaines liés aux affaires, le tout étant soudé par une culture d’entreprise partagée par tous.
Je vous remercie pour votre attention.